Samedi soir, je me suis préparée comme à l’habitude pour rencontrer G. Il arrive. Nous prenons tranquillement un apéritif. Avant de partir, je manifeste l’envie d’aller aux toilettes. Je peux le faire, mais je dois laisser la porte ouverte. Il  se place devant moi et m’observe. Je me sens toute rougissante, je n’ai vraiment pas l’habitude et j’ai un peu de mal. Il le sent et me laisse achever ma tâche. Nous sortons pour nous rendre dans restaurant du quartier.

Ce sera cuisine italienne, nous n’avons pas le choix celui que nous visions est complet. Mais j’aime bien l’Italien, alors tout va bien !

Je m’assoie à la table, nous sommes au milieu de la salle et ma jupe en cuir remonte honteusement sur mes cuisses. Je suis persuadée que tout le monde voit mes bas. Mais je commence à m’habituer à cette idée depuis le début de nos sorties communes. Ce à quoi je ne peux pas m’habituer encore, c’est de porter le collier dans mon quartier. Je ne l’ai pas mis. G me le fait remarquer et me dit qu’il me le posera quand nous sortirons.

Le dîner est fort agréable, nous achevons notre repas sur un bon café italien et nous nous apprêtons pour nous rendre au club. Mais patatras ! J’ai filé un de mes bas. Heureusement que nous sommes près de chez moi, je vais pouvoir le changer. G assiste au changement, je suis un peu gênée et bien évidemment très maladroite, aussi je file deux bas en 5 minutes. J’en ai une paire de secours, ça y est, je suis prête. Il est temps de passer le collier.

Nous partons maintenant définitivement vers le but de notre soirée.

 

Arrivée au club, nous nous défaisons de nos manteaux et G m’attache la laisse qu’il m’avait demandée de prendre dans mon sac. Nous descendons l’escalier qui mène au bar, je suis docilement. Que c’est étrange d’être ainsi menée à la laisse mais personne ne semble trouver ça anormal, alors je vais m’y faire et presque l’oublier !

 

Nous nous asseyons, lui sur un canapé et moi sur un petit pouf devant lui. Il me demande de retirer mon chemisier. J’obéis immédiatement. Nous conversons tranquillement pendant qu’un homme vient s’asseoir dans un fauteuil à proximité. Il s’adresse à G et lui demande s’il peut me toucher les seins. Il faut dire que si je n’ai plus de chemisier, j’ai encore un soutien gorge ouvert avec des bijoux de seins qui me serrent les tétons. Le Monsieur ayant reçu une réponse positive commence à me caresser et me pincer les seins. J’apprécie ce traitement qui me pique légèrement sans me faire vraiment mal. Je réfugie ma tête sur l’épaule de G tout en regardant cet homme me toucher. J’ai besoin de cette présence rassurante. Visiblement, notre comparse en veut plus et prend ma main pour que je lui touche le sexe à travers son pantalon, je sens qu’il est bien dur. Il tente d’attirer ma tête à lui, mais je murmure à l’oreille de G que je ne suis pas encore prête, peut-être plus tard dans la soirée, mais pas si vite. Aussitôt, je l’entends dire « pas maintenant, elle n’est pas encore prête. Tout à l’heure elle sera fessée et vous pourrez la toucher plus facilement ». A ces mots, le Monsieur poursuit un peu ses caresses et quitte bientôt son fauteuil. Nous ne nous verrons plus cet homme de passage dans la soirée.

 

Un autre prend sa place assez rapidement, G entreprend la conversation avec lui. Je le regarde me regarder, il ne fait aucun geste envers moi. Je me sens bien ainsi. Il quitte aussi la place. Je croiserais souvent son regard dans la soirée sans qu’il ne tente quoi que ce soit dans ma direction.

 

Et puis, G m’envoie observer ce qui se passe à l’étage. Je monte doucement, je découvre dans la première salle une jeune femme dans un carcan qui se fait fouetter par un dominateur puis caresser par une domina. Je reste sur le pas de la porte et observe la scène un bon moment. Je sens certains regards des spectateurs se poser sur moi. Je suis un peu gênée d’être prise en flagrant délit de voyeurisme. Je m’éloigne et passe ensuite dans une autre salle, une femme à quatre pattes est en train d’être sodomisée par une Maîtresse avec des baguettes chinoises. La quantité de baguette et le diamètre du paquet sont impressionnants. Tout cela est très calme et très feutré.

Je retourne voir la scène de fouet. J’ai toujours aussi peur de cet instrument, mais je vois que les personnes qui pratiquent sont plutôt douces avec les soumises, peut-être un jour je me laisserai faire. Mais il est temps que je redescende retrouver mon accompagnateur. « Tu as bien tardé » me dit-il, « j’ai cru devoir monter te chercher ».

 

Et c’est le moment qu’il choisit pour m’envoyer regarder si la croix est disponible. Je traverse la salle et constate que la croix est libre dans l’autre petite salle. Je lui fais signe de la tête, il se lève et vient me rejoindre sans oublier de prendre une cravache dans le pot prévu à cet effet. Je m’installe sur la croix de moi-même, j’attrape les anneaux et me mets en position. G commence à me fesser généreusement, doucement dans un premier temps et plus fort ensuite. Il s’arrête pour me caresser, puis reprend une série plus forte dont il me demande de compter les coups. La cravache me cingle la peau. Je suis sure que je vais être marquée. Il me laisse ensuite seule en me disant qu’il revient bientôt et que je l’attende ainsi. Aussitôt, je sens une main venir me toucher les fesses, m’explorer doucement la chatte. Je sais que ce n’est pas G qui me touche ainsi, j’aime vraiment être caressée par cet homme que je ne vois pas. Je fantasme souvent sur l’inconnu. Cet instant magique ne dure guère, me voila reprise en main.

 

Ma jupe remise en place, je me place aux pieds de G au même endroit que précédemment, nous prenons déjà des habitudes. Cette fois-ci, le fauteuil est occupé par un dominateur accompagné de sa soumise. Elle est à quatre pattes et porte un cendrier sur son dos. Le Monsieur fume tranquillement.

De nouveau une conversation très cordiale est engagée entre les deux dominateurs. Je suis missionnée pour aller chercher un verre, je vais passer la commande et nous serons servis à notre table. Diable ! Voici que G a envie de me transformer en table également, moi qui me suis juré de ne pas devenir un objet ! Eh bien, je ne résiste pas, la laisse me tire vers le bas et je me mets à quatre pattes également et aussitôt, le verre est posé sur mon dos. Trop ronde ! Impossible de faire tenir le verre sur mon dos !!! Je fais une très mauvaise table et je dois reconnaître que cela m’amuse intérieurement. Et puis, la position ne déplait pas à l’exhibitionniste que je suis.

La soirée se poursuit tranquillement, des couples arrivent. Ils vont et viennent d’une pièce à l’autre, j’entends des bruits de fessée, de fouet… Environnement assez doux à mes oreilles finalement.

 

Mais, G décide maintenant de m’amener à nouveau à la croix et cette fois-ci ce sera à quatre pattes. Pas bonne table, certes, mais bonne chienne, je marche à ses pieds en dandinant mon derrière, impossible de faire autrement si je veux avancer sans que la laisse tire trop. Me voici une nouvelle fois sur la croix et c’est avec une canne souple et fine que je vais être fessée. De nouveau, petits coups au départ et coups appuyés pour finir. Technique infaillible. Ouille, que c’est douloureux sur le haut des cuisses, cette fois c’est sur je vais être marquée. Je sens que je me cambre et tend mes fesses pour accueillir mais aussi amortir ces coups. Je fuis mais aussitôt je me reprends et m’offre à nouveau. Mon épreuve est finie, je libère la croix et une jeune femme s’installe aussitôt pour une fessée.

Mais tout n’est pas encore terminé. G me fait installer non loin de là sur un appareil. J’ai les fesses en l’air ouvertes au public et la tête penchée vers le sol comme en prière. Je pense que les observateurs vont pouvoir admirer le rosebud et la perle de clitoris que je n’ai pas oublié de mettre en début de soirée. Je reste ainsi offerte à la vue des spectateurs réunis dans la petite salle tout en jetant des petits regards sur la scène de fessée. Le sang commence à me monter à la tête quand G s’approche de moi et me dit de me relever et de venir le rejoindre. Je suis un peu engourdie. Je mets un peu de temps à me relever, reprendre mes esprits et remettre ma jupe en place. Je croise alors le regard d’un homme installé avec sa compagne comme au spectacle. Je ne sais que penser de ce regard. Il n’est pas neutre, c’est sur. Rieur, moqueur, admirateur ? Je ne suis pas assez lucide pour le décrypter mais je le croise fièrement et ne baisse pas les yeux.

Finalement, peu importe, je suis pleine de mon expérience et vais retrouver G. Je me dirige vers la porte en titubant un peu et je vais me replacer à ses pieds. Nous échangeons baisers et caresses tendres.

Une jeune et jolie dominatrice s’approche viens s’asseoir près de nous, son soumis n’est pas très loin, il est aussi très bel homme. Elle entreprend un échange avec G sur son expérience. Je me sens très bien dans cette atmosphère cordiale.

Il est maintenant très tard ou très tôt, il nous faut partir. La laisse m’entraîne à nouveau mais cette fois-ci, vers les hauteurs. Entre temps la jolie dominatrice est aussi en haut. Elle me salue gentiment  en me touchant et dit à G avec un air gourmand que j’ai la peau douce. Nous la saluons très cordialement et filons dans la nuit parisienne.


Décembre 2006

Par Emoisdelle - Publié dans : 2ème période
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