J’avais parcouru quelques centaines de kilomètres pour me placer à ses pieds. Un peu de fatigue mais beaucoup de bonheur à retrouver mon Maître suffisait à me donner de l’énergie et le sourire.

La journée se déroula comme prévu. Nos activités et notre entourage nous empêchèrent de nos retrouver tout à fait. Quand je dis tout à fait, c’est très proche physiquement, moi utilisant le Vous et nommant mon Maître du joli nom dont nous avons convenu, et lui, m’appelant niche et me tutoyant. 
C’est en tête à tête que ma soumission s’exerce le mieux. Le tutoiement de rigueur dans nos familles, ne m’est pas du tout naturel quand il s’agit de mon Maître. Parfois, je gaffe… surtout quand je suis fatiguée.

Bref, je n’avais pas eu l’occasion d’être près de lui. Ce fut seulement le soir arrivé et le dîner absorbé que nous nous retrouvâmes dans nos positions naturelles. Je pensais bien qu’après cette journée vanille, nous allions nous coucher et poursuivre notre nuit dans la vanille.

Il en fut ainsi, enfin vanille épicée. Nos amours sont toujours un peu pinçantes.

Le lendemain, mon Maître n’attendit pas bien longtemps pour extraire de son placard les objets du plaisir. Les cordes, les martinets et autres babioles très ludiques.

Une fois douchée, je me rendis dans sa chambre. Un coup d’œil rapide me suffit à voir ce qui était au programme. Les cordes pendaient aux petits crochets de son dressing servant à accrocher les cravates. Hummmmm, le programme me plaisait bien. J’avais exprimé, peu de temps avant, le souhait  de sentir à nouveau l’odeur du chanvre. Comme un grand magicien qu’il est, mon Maître exhaussa ce vœu.

 

Il ne tarde pas à entrer en action. Il commence la danse des cordes de façon assez traditionnelle en s’occupant de mon haut. La corde fixée au cou par un nœud sécurisé, un premier nœud juste au-dessus de la naissance des seins, un deuxième en dessous, puis au nombril. Tiens ! il n’en fait pas au niveau du clitoris, c’est étonnant. Non, il passe sans s’arrêter sur l’endroit plaisant, me fait me tourner et remonte la corde dans mon dos. A ce moment précis, je me demande ce qu’il a en tête. Je ne tarde pas à comprendre quand après avoir habillé mes seins, il ramène les cordes sur mes bras. La contrainte, l’entrave, c’est mon nœud gordien à moi. La peur inextricable. Une première passe et mes bras sont immobilisés sur l’arrière, je peux encore bouger, tout va bien. La deuxième passe, les bras sont ramenés vers l’avant et rendu tout à fait immobiles. Les choses se compliquent dans ma tête. Je commence à avoir chaud, très chaud. Va-t-il s’arrêter au buste ? Une légère angoisse monte doucement en moi, j’essaie de la contrôler, je deviens silencieuse et respire avec soin. Je passe ce premier palier et m’installe dans la contrainte après avoir sollicité l’ouverture de la fenêtre pour bénéficier de l’air pur et du beau soleil qui caresse la chambre.

Reprise des travaux. C’est aux jambes que mon Maître s’attache à présent. Nouvelle corde, lien fixé à la précédente, emprise des pieds, je suis littéralement momifiée. Plus de possibilité de bouger, d’agir.

Je respire toujours avec soin pour ne pas craquer et prononcer le mot fatidique. L’ouvrage est achevé. Mon Maître teste ma confiance en jouant au jeu du culbuto. Il me pousse légèrement et me retient. J’ai peur, très peur, je me raidis. A l’oreille, il me demande de lui faire confiance. Comment faire, je n’ai aucun moyen de maîtriser la situation, de retenir une éventuelle chute. Je DOIS lui faire confiance. J’essaie de m’abandonner, j’y parviens… un peu ! J’ai encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine. Je pense qu’il sent que ce jeu est une vraie épreuve, il s’assied alors sur le bord du lit et me regarde intensément. Que va-t-il m’arriver ? Je ne sais pas pourquoi, mais je pense qu’il va ne pas se satisfaire de cela.

En effet, il m’invite à me mettre à genou. Sans parler, il me guide vers le sol. Descendre ainsi sans avoir la possibilité d’utiliser ses bras comme parechoc est nouvelle épreuve. Je DOIS avoir confiance, il ne me laissera pas tomber. Il ne m’abandonnera pas en chemin. Enfin, après quelques résistances et avec son aide, je me retrouve à genou, à ses pieds. Un échange de baisers, ma tête sur son épaule pour me reposer. Nous reposer ? Nous dégustons ce moment.

Il s’écarte, je ne sens plus sa chaleur, trop fatiguée, mon buste tombe sur le lit. Les yeux mi-clos, je ne suis plus là, je ne peux plus parler, plus bouger, comme dans un état second. Oublié le stress de l’attachement, de l’entrave. Je suis sans volonté, une chose quasi inerte, sa chose. Il peut disposer de moi, je suis totalement entre ses mains.

Il est là tout près, je le sens bienveillant, attentif. Je me sens tout à fait sereine.

Au bout de quelques minutes, je me concentre pour sortir de cet état et me rend compte que la position est bonne pour une soumise. Totalement à disposition. L’envie vient à cet instant que mon Maître saisisse le martinet et profite de la situation pour me fesser copieusement. Il n’en fait rien. Je suis un peu déçue. Je ne comprends pas pourquoi il ne me pousse pas plus loin. Mais comme je n’exprime pas ce désir, je ne peux pas lui en vouloir.

Je perçois son regard derrière moi, il est palpable.

Je le sens s’approcher de moi doucement, me demande de me redresser. J’en suis incapable, totalement clouée sur le lit, sans énergie. Un peu d’angoisse me saisit à nouveau. Mon Maître sent qu’il est temps de me libérer et commence à défaire son ouvrage. Les jambes et les pieds d’abord. Je suis assez inerte et le travail est rude. Il me guide, me donne des consignes pour que je bouge une jambe, puis l’autre, afin qu’il me libère des entraves. Je lui obéis comme un robot, toujours dans un état un peu second.

Les jambes libres, mon Maître m’aide à me relever et commence à déshabiller mon buste.

C’est fait, je suis à nouveau nue, comme toujours à ce moment, le froid me gagne. J’ai plus que jamais besoin de sa chaleur et me blottis contre lui. Il m’enlace et m’embrasse, m’offrant son corps comme substitut de cordes. Je suis habillée en « mon Maître » comme d’autres en Lacroix. J’aime qu’il me prenne tout, j’aime ce qu’il me donne, j’aime qu’il me rende adolescente, j’aime qu’il provoque cette lumière intérieure qu’il recherche dans mes yeux lorsque je suis entre ses mains. Je l’aime tant.

Par Emoisdelle - Publié dans : La niche - Communauté : Soumission et appartenance
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