Une promesse pour la niche. Une attention du Maître. Il n’est pas indien, juste français, trois belles cordes odorantes achetées récemment par mon Maître. Elles seront plus confortables que les cordes synthétiques. C’est dit, nous nous lançons dans le shibari. J’ai un peu de pratique, il n’en a pas. Ma pratique, le buste encordé, souvent, les mains entravées, quelques fois mais pour des temps très courts. Je ne supporte pas d’avoir les mains liées, cela me provoque des malaises intenses auxquels je ne peux pas résister.
 Il est le Maître. Il fera comme il le décidera.
Je suis arrivée chez lui vendredi soir. Ma première épreuve (et quelle épreuve !), le silence… Je suis réduite à mon état d’animal, à quatre pattes, mon Maître m’offre l’occasion de faire le break avec mon quotidien, un peu chargé en ce moment. Je me soumets sans broncher même si j’éprouve quelques difficultés avec ce silence et avec le fait de manger par terre à même l’assiette pendant qu’il est à table. Je suis fatiguée, très fatiguée, mais je tiens. J’ai envie de le suivre, loin, le plus loin possible dans ce chemin. Il me caresse tendrement, il sait ce que je ressens. Le ton du week-end est donné, je suis sa chose et il en disposera à sa guise.

Première nuit passée, j’ai servi mon Maître comme il se doit avant que de regagner ma couche. J’ai bien dormi et me sens reposée. Nous passerons la journée ensemble, je suis calée sur son rythme. En sa présence, j’abandonne toute velléité, je suis ce qu’il veut que je sois.

Il veut… le chanvre. Premier essai, nous sommes assis sur le canapé, mon Maître me lie les mains. Je le préviens. « Dans trois minutes, Vous me délierez, car je vais me sentir mal. » Je lui fais part de mon expérience passée. Mais mon Maître n’est pas n’importe quel Maître, il est LE Maître de niche. Et puis, il ne me place pas à distance, il est près de moi, il sent mes réactions. Alors, même si ma respiration se fait haletante, même si le stress monte en moi, il me regarde, me touche et m’aide à tenir, à passer le cap. « Calme-toi niche » me dit-il, sa belle voix grave et profonde me va au cœur, m’apaise. Je suis à ses pieds et il me tient toujours en son pouvoir. Je ne suis pas très à l’aise mais je supporte cette première expérience mieux que je croyais. Combien de temps ??? Je l’ignore, mais je n’ai pas demandé à stopper, c’est lui qui met fin à mon épreuve. Il me délie les mains. L’impression d’être nue, étrange sensation, la corde n’est pourtant pas un habit… et pourtant, je frissonne, je me blottis près de lui, j’ai froid maintenant, après avoir eu très chaud. Tout redevient calme.

Nous passons la journée ensemble, le soir arrive, je ne suis plus un animal, j’ai le droit de dîner à table après avoir préparé le repas. Je suis tour à tour servante puis dame de compagnie. Le repas achevé, la cuisine remise en ordre, nous montons dans la chambre du Maître. Cette journée sent décidément le chanvre. Pas que j’ai peur d’être pendue, ni même de perdre la tête sous l’effet d’une fumée illicite, je sais que je vais être de nouveau entravée. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, ce doit être cela que pense mon Maître.

Nous allons recommencer nos apprentissages. Lui, celui du macramé et moi celui de la résistance aux entraves.

Cette fois, il utilisera les trois cordes. Une pour les mains et deux pour les jambes. A quatre pattes sur le lit, mon Maître me lie les mains. Je repose sur les coudes, les poignets soudés solidement. Pas très confortable mais le lit est de bonne facture, cela m’aide à tenir. Les jambes ensuite. Mon Maître passe la corde sous ma jambe droite pour remonter sur la cuisse. Il serre fermement. Me voici bloquée, la jambe gauche subit le même sort. Je suis condamnée à ne plus bouger. Mon Maître me caresse doucement pour me mettre en confiance, puis s’allonge sur le lit. Ma tête repose sur son torse. Je suis en équilibre fragile, je ne suis pas inquiète, mon Maître ne se dérobera pas.

Que disais-je ? Pas plus de trois minutes ? Mais si, je tiens ! Je halète un peu, je stresse aussi, mais je tiens. Mon Maître demande à sa chienne de le lécher. Je commence de façon un peu mécanique, concentrée sur ma posture et son maintien. Soudain, je sens que je bascule, je m’oublie, Je redeviens totalement animale. Je le lèche sensuellement, mon ventre se creuse, je sens mes lèvres s’humidifier. Je sens tout l’amour de mon Maître, toute son attention. Sa volonté de me voir progresser trouve son écho dans le corps et le cœur de sa niche.

Ce ne sera pas l’angoisse qui mettra fin à l’exercice, mais le Maître qui toujours attentif se rendra compte que la posture devient pénible pour sa niche qui n’est pas une grande sportive. Les liens physiques sont dénoués alors que les liens virtuels se resserrent de plus belle.

Ce sont les plus solides. Mon Maître, nous progressons… Nous progresserons encore, grâce aux cordes odorantes, mais surtout grâce à NOUS. Grâce à votre grand Vous et grâce à mon petit je.

Par Emoisdelle - Publié dans : La niche - Communauté : Soumission et appartenance
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